• De l'art et du cochon.


    Le Musée de l'Érotisme était un musée
    consacré à l'art érotique sous toutes ses formes,
    dessins, peintures, sculptures, objets, etc.





    Mais voilà,
    un problème de bail non renouvelé,
    aucune solution viable ne s'est présentée
    et le musée a fermé ses portes au public
    le dimanche 7 novembre 2016
    après une vingtaine d'années d'existence.

    Ouvert par Alain Plumey & Joseph Khalifadeux,
    deux amis tous deux fascinés par l'érotisme et ses représentations artistiques,
    le Musée de l'Érotisme accueillait chaque année
    quelques dizaines de milliers de visiteurs.
    Il était situé à Paris dans le XVIIIème arrondissement,
    au 72, boulevard de Clichy, en plein cœur de Pigalle.





    Ce n'était pas un endroit glauque
    où il fallait éviter de toucher à quoi que ce soit
    de peur d'attraper des maladies exotiques, non.
    Bien propre, joliment éclairé comme tout beau musée qui se respecte.











    La première fois que j'y étais allé
    la sono diffusait discrètement
    le premier album du Velvet Underground.
    Une promenade bien agréable.

    On pouvait même y photographier.
    Je préfère toujours demander à la caisse d'un musée.
    Si on me dit oui j'y vais à découvert,
    si on me dit non je me fais discret le flash éteint.
    Donc à partir de maintenant les photos sont en partie de moi.

    Suivez le guide.

    Sur sept niveaux, le musée regroupait des expositions permanentes sur

        - l'art populaire qui montre la sexualité dans son aspect récréatif









    - l'art sacré de la préhistoire à nos jours
    qui se focalise sur la fécondité et la fertilité





        - l'art contemporain (photographies, dessins, peintures, sculptures)




    Œuvre ludo-érotique.
    Le corps dénudé de la dame est entouré d'un câble métallique dénudé lui aussi.
    Et il fallait, à l'aide d'un cercle métallique fixé sur une poignée
    (au bas du tableau à gauche, accroché au petit baffle)
    parcourir les formes de la dame d'un côté à l'autre de l'œuvre.
    Si mettait en contact le cercle avec le câble,
    pûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûûp,
    un signal sonore se déclenchait et on avait perdu.
    Mais il n'y avait rien à gagner.








    Kim Kardashian a dû être le modèle.



        - les maisons closes
    (de la fin du XIXème siècle à l’année 1946,
    date de la fermeture de ces établissements en France)




    " Attente "
    – Edgar Degas –

    Il exposait des pièces authentiques
    d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe et d’Océanie,
    bref du monde entier, de toutes les époques.



    J'ai presque le même en plus petit.
    Je parle du cercueil.






    On dirait des jouets Kinder




    Le musée abritait aussi des expositions temporaires
    consacrées à des artistes internationaux ou à des thèmes particuliers.
    Les polaroïds envoyés par ses lecteurs à la revue "Union"
    fut un grand moment des expositions temporaires.




    L'ensemble de la collection a été vendue aux enchères.
    Plus de 2.000 objets à caractère érotique et pornographique ont été dispersés.
    Un heureux enchérisseur a ainsi pu repartir
    avec une œuvre de Salvador Dali,
    version en bas-relief de 1977 de sa toile de 1954 au titre évocateur de
    " Jeune Vierge autosodomisée par les cornes de sa propre chasteté ".
    Rien que son titre devait représenter la moitié de sa valeur artistique.

    Et maintenant, voilà la partie dramatique de l'article,
    je ne savais pas qu'il avait fermé.
    Et je ne savais pas que toute la collection allait être vendue.
    Et je n'ai ainsi pas pu acquérir un petit souvenir...



    J'étais encore beau à l'époque.


    Le moral est bon ?
    Oui. Mais l'immoral aussi !
    – Henry de Montherlant –







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  • Aujourd'hui ça va être sa fête.


    Peut-être.





    Bonne chance mon gars.
    Il faut y croire.




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