• En direct de mon hamac.







    À vous Cognac-Jay.



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  • Encore un non-problème.


    Depuis quelques jours les infos
    nous bassinent avec notre ministre des finances,
    monsieur Sapin
    (ça sent le),
    qui va montrer ses muscles
    et faire mordre la poussière aux banques.
    Pour les obliger à ne pas prélever des frais élevés aux commerçants
    lorsqu'un achat payé par carte bancaire n'atteint pas la somme de 15 euros.

    Je ne sais pas s'il est au courant notre ministre,
    mais pour ceux qui aiment payer de petits achats par carte bancaire
    déjà presque partout sont installés des terminaux de paiement par contact.





    Et c'est justement pour des paiements inférieurs à 20 euros
    qu'ils ont été installés.
    On peut supposer que les commerçants ne sont pas perdants
    puisqu'ils ne rechignent pas à accepter ce mode de paiement.

    Un beau coup d'épée dans l'eau
    que je n'ai pas entendu être relevé
    par nos prétentieux "présentateurs-liseurs" de communiqués de presse.

    Mais comme je vous tiens,
    j'aimerais quand même vous dire ce que je pense de ce paiement sans contact.
    Il y a des problèmes de sécurité et de confidentialité,
    c'est vrai,
    mais minimes comme il y en a partout de nos jours
    si on utilise les nouvelles technologies.
    Ce n'est pas ce qui m'a poussé à demander le blocage du paiement par contact
    (demande à mon conseiller-client,
    ôté une petite croix sur l'écran,
    c'était gratuit, heureusement, sans ça je me serais fâché).
    Ce qui me dérangeait,
    c'était tout simplement un truc qui existe depuis la nuit des temps:
    le vol ou la perte d'un objet,
    dans ce cas ma carte bancaire.
    Parce que jusqu'à présent
    il fallait un code pour s'en servir chez un commerçant,
    – oui je sais, même ça c'est pas 100% sûr –
    ici, non.
    Donc on m'emprunte ou me vole ma carte
    et c'est comme si on me prenait mon porte-monnaie.
    Plein de petits achats possibles jusqu'à ce que je m'en rende compte.
    De petits larcins effectués par de petits voyous.
    Pas besoin de moyens sophistiqués pour ça.

    -:-

    Tiens, à propos de paiement par carte,
    il y a dans la salle des gens qui s'étaient servi de Monéo,
    la fameuse révolution plus d'argent liquide en poche ?
    ...
    Oui, vous monsieur ?
    Ah.
    Vous aviez également acheté un ... ?
    ...
    Oui ?
    Ah.

    On parlera dans le prochain article de ce qu'avait également acheté le monsieur.
    (Teasing)




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  • C'est seulement comme ça qu'on peut se comprendre.
    Ou pas.


    Il y a deux mondes qui coexistent.
    Et l'un des deux,
    malgré que ce soit l'élite,
    ou bien justement parce que c'est l'élite de la nation,
    ne comprendra jamais pourquoi l'autre monde ne le comprend pas.



    Pétillon / Le canard enchaîné / 20 mai 2015

    Le jour où les technocrates manifesteront,
    ceux qui n'iront pas à la manif pourront toujours dire comme excuse
    " – Je ne peux pas venir,
    je dois traverser l'eau en équilibre horizontal
    par immersion prolongée de la tête
    dans un milieu aquatique profond standardisé ".

    Ah, elles doivent être sympas les pauses-café à l'ENA...



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  • Ça fait chaud au cœur un tel accueil.






    Hier matin je suis allé aux impôts.
    Une histoire de champs à remplir
    et à reporter dans des formulaires que je ne possédais pas.
    Tout en n'étant pas sûr où et surtout du nombre de fois
    où je devais reporter le contenu de ce fameux champ.
    Je dois le reporter plusieurs fois.
    Pourvu que je ne multiplie pas mon revenu à chaque report.

    Je n'allais pas y aller à 7h, les impôts ça n'ouvre pas si tôt.
    On va dire 9h30, comme ça depuis 9h ils auront eu le temps de se réveiller.
    Je suis gentil.
    Mauvaise estimation, ils ouvraient à 8h30.
    Quand je me présente devant l'Hôtel des impôts
    il y a déjà une file d'attente conséquente à l'extérieur.
    Une porte à gauche pour les arrivants,
    une porte à droite pour les sortants
    joliment marquée "Sens interdit",
    porte surveillée par un monsieur
    ayant probablement déjà travaillé au "Macumba"
    et arrêtant les resquilleurs.
     
    Lentement, très lentement, la file avançait.
    Une demi-heure plus tard je fus donc devant l'accueil
    pour demander mes deux formulaires.
    Et également un petit conseil, un minuscule conseil.
    " Monsieur les formulaires c'est dans le bureau à droite ".
    Ils n'auraient pas pu mettre un fléchage approprié
    pour diriger immédiatement les "clients" vers cet endroit
    en leur évitant le passage par l'accueil !
    Non, il fallait poireauter dans la file d'attente.
    Et pour le petit renseignement
    " Non, ici c'est l'accueil, je vous donne un numéro pour les renseignements ".





    Je n'ai pas osé demander
    de quoi parlaient les deux employés pendant de longues minutes
    avec les gens arrivés avant moi.
    Chez moi ça a été réglé en 10 secondes.

    Soixante-quatre personnes me précèdent...
    La durée d'attente n'est pas indiquée, mais la voisine a soufflé à son collègue
    " Il y en a au moins déjà pour deux heures ".
    Il était dix heures.
    Ce qui nous donne midi.
    À 11h45 ils fermaient pour la pause-déjeuner...
    Je ne sais pas s'il y a eu une émeute.

    Parce que je suis allé chercher mes formulaires dans le bureau de droite,
    ai posé ma question à la jeune fille distribuant les papiers,
    jeune fille qui,
    malgré que ce ne fût pas son travail,
    m'a fort aimablement répondu
    en employant des termes qui n'étaient pas les miens,
    je lui ai expliqué dans mon langage ce que j'avais compris
    et elle m'a tout réexpliqué dans son dialecte à elle.
    Je n'ai pas insisté, mais je pense m'en sortir.

    Ah oui.
    Vendredi ils font le pont.



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  • Et dire que...






    Un sondage vient de révéler
    que nos anciens Présidents avaient toujours plus la cote.
    Nostalgie, nostalgie.
    Oubliées les casseroles.
    Chirac, Mitterrand, Giscard,
    revenez,
    vous serez de nouveau élus les doigts dans le nez.
    Et dire que dans une dizaine d'années
    on regrettera probablement l'actuel.
    Mais qu'est-ce qui nous attend encore après lui ?
    Ça fout la trouille...


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