• C'est seulement comme ça qu'on peut se comprendre.
    Ou pas.


    Il y a deux mondes qui coexistent.
    Et l'un des deux,
    malgré que ce soit l'élite,
    ou bien justement parce que c'est l'élite de la nation,
    ne comprendra jamais pourquoi l'autre monde ne le comprend pas.



    Pétillon / Le canard enchaîné / 20 mai 2015

    Le jour où les technocrates manifesteront,
    ceux qui n'iront pas à la manif pourront toujours dire comme excuse
    " – Je ne peux pas venir,
    je dois traverser l'eau en équilibre horizontal
    par immersion prolongée de la tête
    dans un milieu aquatique profond standardisé ".

    Ah, elles doivent être sympas les pauses-café à l'ENA...



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  • Ça fait chaud au cœur un tel accueil.






    Hier matin je suis allé aux impôts.
    Une histoire de champs à remplir
    et à reporter dans des formulaires que je ne possédais pas.
    Tout en n'étant pas sûr où et surtout du nombre de fois
    où je devais reporter le contenu de ce fameux champ.
    Je dois le reporter plusieurs fois.
    Pourvu que je ne multiplie pas mon revenu à chaque report.

    Je n'allais pas y aller à 7h, les impôts ça n'ouvre pas si tôt.
    On va dire 9h30, comme ça depuis 9h ils auront eu le temps de se réveiller.
    Je suis gentil.
    Mauvaise estimation, ils ouvraient à 8h30.
    Quand je me présente devant l'Hôtel des impôts
    il y a déjà une file d'attente conséquente à l'extérieur.
    Une porte à gauche pour les arrivants,
    une porte à droite pour les sortants
    joliment marquée "Sens interdit",
    porte surveillée par un monsieur
    ayant probablement déjà travaillé au "Macumba"
    et arrêtant les resquilleurs.
     
    Lentement, très lentement, la file avançait.
    Une demi-heure plus tard je fus donc devant l'accueil
    pour demander mes deux formulaires.
    Et également un petit conseil, un minuscule conseil.
    " Monsieur les formulaires c'est dans le bureau à droite ".
    Ils n'auraient pas pu mettre un fléchage approprié
    pour diriger immédiatement les "clients" vers cet endroit
    en leur évitant le passage par l'accueil !
    Non, il fallait poireauter dans la file d'attente.
    Et pour le petit renseignement
    " Non, ici c'est l'accueil, je vous donne un numéro pour les renseignements ".





    Je n'ai pas osé demander
    de quoi parlaient les deux employés pendant de longues minutes
    avec les gens arrivés avant moi.
    Chez moi ça a été réglé en 10 secondes.

    Soixante-quatre personnes me précèdent...
    La durée d'attente n'est pas indiquée, mais la voisine a soufflé à son collègue
    " Il y en a au moins déjà pour deux heures ".
    Il était dix heures.
    Ce qui nous donne midi.
    À 11h45 ils fermaient pour la pause-déjeuner...
    Je ne sais pas s'il y a eu une émeute.

    Parce que je suis allé chercher mes formulaires dans le bureau de droite,
    ai posé ma question à la jeune fille distribuant les papiers,
    jeune fille qui,
    malgré que ce ne fût pas son travail,
    m'a fort aimablement répondu
    en employant des termes qui n'étaient pas les miens,
    je lui ai expliqué dans mon langage ce que j'avais compris
    et elle m'a tout réexpliqué dans son dialecte à elle.
    Je n'ai pas insisté, mais je pense m'en sortir.

    Ah oui.
    Vendredi ils font le pont.



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  • Et dire que...






    Un sondage vient de révéler
    que nos anciens Présidents avaient toujours plus la cote.
    Nostalgie, nostalgie.
    Oubliées les casseroles.
    Chirac, Mitterrand, Giscard,
    revenez,
    vous serez de nouveau élus les doigts dans le nez.
    Et dire que dans une dizaine d'années
    on regrettera probablement l'actuel.
    Mais qu'est-ce qui nous attend encore après lui ?
    Ça fout la trouille...


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