• It was 50 years ago yesterday.


    C'est dans un instant que tout va commencer.



    Attention...
    Hop, c'est parti.





    Oui, c'était bien hier,
    il y a juste 50 ans,
    que la photo de l'une des pochettes les plus célèbres de la musique populaire a été prise.



    C'est Iain MacMillan qui le 8 août 1969 au matin
    a déclenché son appareil 6 fois en 10 minutes.
    « Je me souviens qu'on a demandé à un policier de bloquer la circulation
    pendant que j'étais sur l'échelle à prendre les photos.
    J'ai pris une série de clichés des Beatles en train de traverser dans un sens.
    On a laissé quelques voitures passer,
    et puis je les ai photographiés pendant qu'ils traversaient dans l'autre sens.
    La photo qui a été finalement choisie était la cinquième sur six prises.
    C'était la seule où leurs jambes formaient un V parfait,
    ce que je voulais pour l'esthétique ».
    Curiosité, les Beatles ont choisi la prise de vue
    où ils tournent le dos aux studios Abbey Road
    et non pas celle où ils s'y rendent.
    Ils se sépareront officiellement un mois plus tard.

    Autre curiosité.
    Du côté droit de la route dans l'ombre des arbres bordant celle-ci
    se trouve Paul Cole,
    un touriste américain pris dans la photo sans le savoir.
    En vacances à Londres avec sa femme
    il avait refusé d'entrer dans un musée de plus :
    « Je lui ai dit, j'ai vu assez de musées.
    Tu y vas, tu prends bien ton temps,
    et moi je reste ici pour voir ce qui se passe dehors. »
    Bien lui en a pris.
    Il engagea alors la conversation avec un policier assis dans son van
    (visible aussi sur la pochette de l'album),
    parlant de Londres et du trafic routier.
    Il finit par voir des gens traverser la rue « comme une ligne de canards »,
    qu'il prit pour « une bande de fous » à cause des pieds nus de Paul McCartney.
    Ce n'est qu'un an plus tard qu'il découvrit, estomaqué, la pochette de l'album.

    Mais une chose est sûre.
    Paul McCartney était vivant avant de traverser la rue.
    Sur le trottoir il portait encore des claquettes aux pieds.

    Le complotisme ne date pas d'aujourd'hui.


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  • Babylone 21-29.





    C'est incroyable comme nos annuaires téléphoniques sont mal tenus à jour.
    Ce n'est pas Babylone 21-29.
    Beaucoup ont essayé, beaucoup s'y sont cassé les dents.
    La preuve par l'enregistrement de la table d'écoute.


    2'52"
    Allo Brigitte (Babylone 21-29)
    Jean Yanne et Henri Salvador
    1960


    C'est le
    01 42 92 81 00
    qu'il faut composer,
    gottverdègala !


    Je me suis laissé dire qu'elle venait de rentrer de vacances.
    Vous devriez maintenant pouvoir la joindre sans problème.
    Il serait quand même ballot de tomber sur un répondeur.



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  • Easy rider 68.


    Mon mai 68.
    Aucun rapport avec le mai 68 célébré en ce moment.

    C'était au printemps 1968.
    Une affiche vue à Bâle.



    Waouh.
    Eric Burdon avec ses nouveaux animaux,
    Traffic avec Stevie Winwood,
    Cream...
    et Hendrix !
    Un plateau de choix.
    Aujourd'hui ça parait peu, mais Woodstock c'était un an plus tard.
    De chez moi ça fait 150km.
    À Zurich, le 31 mai 1968.

    En France on voyait peu de grands noms de rock étranger,
    surtout pas en province.
    D'ailleurs ça n'intéressait pas grand monde.
    J'étais considéré un peu comme un zombie,
    même par des jeunes de mon âge.
    J'avais juste un copain qui était aussi fou que moi.

    C'était l'époque
    où parce que tu avais ce qu'on appelait alors des cheveux longs
    on fronçait le nez et on refusait de te servir un coca dans un café.
    Oui, moi aussi j'ai connu la discrimination.
    ♫♪♫ Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître ♫♪♪

    On n'avait pas beaucoup de moyens,
    mais là, c'était à portée de pétrolette.
    En partant le matin sur la mob, en rentrant après le concert, la nuit, ça le faisait.
    Avec mon copain, ce fut décidé, on irait.
    Les parents l'autorisèrent.
    Je me demande avec le recul s'ils ne voulaient pas se débarrasser de nous.
    En achetant nos billets j'avais même pu récupérer un flyer
    qui longtemps a orné ma chambre.



    Vendredi 31 mai 1968, 8h du matin.
    Vroum, en avant.

    Vitesse de la mob limitée à 50km/h.
    Mon copain avait une Flandria qui pouvait monter à 80km/h, complètement illégal.
    Bien sûr, pas de casque à l'époque.

    On arrive à la frontière franco-suisse, on passe la frontière franco-suisse.
    Vroum, en avant.

    On suit les panneaux verts -> Zurich.
    Une belle route bien large.
    Sympas les voitures et les poids lourds,
    ils nous klaxonnent en nous dépassant.
    Mon copain vient à ma hauteur.
    Son père avait une voiture, donc il connaissait un peu le code de la route.
    Moi j'avais le niveau formation sur bicyclette par la prévention routière à l'école.
    Il avait l'impression qu'on roulait sur une autoroute
    ce qu'on n'avait pensait-il pas le droit de faire
    et expliquait les coups de klaxon des autres usagers de la route.
    Moi j’ignorais les caractéristiques d'une autoroute,
    comment on savait qu'on était sur une autoroute,
    ni qu'on n'avait pas le droit d'y circuler en mob.
    J'étais d'avis qu'on pourrait quand même continuer comme ça jusqu'à Zurich.
    Mon copain, non.

    À la sortie suivante on a donc pris la direction de -> Zurich
    en suivant les panneaux bleus.
    Je vous le dis au cas où vous iriez une fois en Suisse à mobylette.
    En Suisse, autoroutes, panneaux verts,
    route principales, panneaux bleus.
    L'inverse de la normalité française.

    Promenade tranquille
    jusqu'au moment où la mob de mon copain a commencé à avoir des ratés.
    On s'est arrêtés.
    Mon copain a essayé de comprendre ce qui lui arrivait.
    Il n'a pas compris.
    On était juste à côté d'une petite gare.
    Un sympathique chef de gare auquel nous avons expliqué le but de notre voyage
    nous a proposé de laisser nos montures chez lui
    et de prendre un billet de train pour l'omnibus qui allait à Zurich.
    Ce que nous fîmes, nous n'avions de toute façon pas le choix.
    On n'allait pas rater le concert pour un problème mécanique.

    Nous sommes arrivés à la gare de Zurich vers 16h.
    Pas le temps de visiter la ville.
    Mais seul le concert nous intéressait, alors ce n'était pas grave.
    Immédiatement cherché le tram qui pouvait nous amener au Hallenstadion.
    Nous y arrivâmes.
    Bien en avance.

    Curieusement il y avait une centaine de petites chaises
    genre tabouret de pêcheur à la ligne.
    Mais nous on était comme la plupart des jeunes
    (tiens, oui, on était combien... 600 ou 700 kids, c'était il y a longtemps, je sais plus trop...)
    agglutinés devant la scène.



    Le concert commença à l'heure, la précision suisse.
    J'étais là.



    Je sais, on ne me voit pas bien,
    pas comme lors de mon passage 2 ans plus tard au festival de l'Île de Wight.
    http://www.bludog.fr/overblog/bludog.over-blog.com/article-god-damn-it-103751966.html

    Les groupes défilèrent.
    Trop de groupes pour 4 heures de concert.
    Et Cream avait été remplacé par John Mayall & the Bluesbreakers.
    Déception.
    Aujourd’hui je regrette de ne pas les avoir mieux appréciés.
    Des jeunes qui voulaient voir les musiciens de plus près grimpaient sur scène
    où ils pensaient pouvoir approcher leur idole.



    Mais ils étaient immédiatement récupérés par la Schuggerei (les keufs suisses)
    qui les évacuait.



    Puis, à 23h15 Jimi apparut pour une petite heure de musique.
    Waouh, l'extase.
    ♫♪♫ 'Cause I'm a voodoo child, voodoo child, Lord knows I'm a voodoo child ♪♫♪

    Une fois le concert terminé je n'ai pas compris ce qui se passait.
    Tout le monde s'est mis à casser les quelques chaises de pêcheur à la ligne.
    Probablement une tradition suisse.





    À côté de moi j'ai entendu un jeune Suisse qui tout en cassant une chaise disait
    "– L'année dernière c'était mieux avec les Rolling Stones".
    Moi j'étais trop timide pour casser une chaise,
    mais j'en ai quand même récupéré un barreau comme souvenir.
    J'ai pu sortir sans être inquiété,
    mais un petit malin qui voulait emmener une chaise non cassée
    a été obligé de la rendre à ce qui devait être le concierge du vélodrome
    (parce que le concert se déroulait dans un vélodrome couvert).

    On sortait d'un concert qui s'était déroulé dans la chaleur le 31 mai 1968.
    On était en sueur, j'avais soif.
    Tout était fermé.
    On se retrouve à la gare.
    Non seulement le buffet de la gare était fermé,
    mais plus de train avant tôt le matin.
    Aucun distributeur automatique.
    Ou plutôt si.
    Un distributeur de cartons de lait.
    Je ne peux pas boire de lait nature !
    Mon copain si, lui n'avait rapidement plus soif.
    Moi si, j'avais la gorge sèche, sèche.

    On est alors sortis de la gare prendre l'air et on est restés à regarder le parvis.
    On n'était pas seuls, plein de jeunes ne pouvaient pas rentrer chez eux.
    Au bout d'une heure,
    je n'ai pas compris pourquoi,
    certains éléments déchaînés ont commencé
    à emprunter tout ce qui se trouvait sur un chantier devant la gare
      pour casser des vitrines,
    taper tout ce qui pouvait se taper,
    même les distributeurs automatiques de cartons de lait
    ont été démolis pour pouvoir se servir gratuitement.
    La violence eut donc quand même un côté positif pour certains.



    Au bout d'une demi-heure sont arrivés des cars remplis de policiers matraque au vent
    qui se sont mis à poursuivre ceux qu'aujourd'hui on appelle les black blocs
    et une fois rattrapés à les jeter dans les véhicules prévus à cet effet.
    Les black blocs n'ont rien inventé.


    Comme ça ils ont l'air de jouets pour enfants sages,
    mais quand ils sortent leur matraque
    on comprend tout de suite qu'ils ont suivi une bonne formation.

    Nous on se tenait à carreau.
    Hé, on était largement pas majeurs.
    Je ne me rendais plus compte que j'avais soif.
    Au bout d'une heure ça s'est calmé.

    Bientôt il fut 5 heures.
    Le buffet de la gare a alors ouvert.
    Aaaaaaah...

    Puis nous avons acheté des billets pour aller,
    moi récupérer ma mob et rentrer chez moi,
    mon copain récupérer sa mob pour la charger dans le train
    et l'emmener jusqu'à Bâle.
    Une fois rentré je devais passer chez les parents de mon copain
    pour que son père, excellent bricoleur,
    aille à Bâle pour le dépanner.
    Parce que c'était pas évident de faire passer la frontière dans un train
    en plein mai 68
    à une mob pas aux normes en panne... 
    Un coup à se la faire démonter pour chercher des lingots d'or.
    Ce que donc je fis et le géniteur fonça à Bâle.
    Je me rappelle très bien qu'il avait suffi de nettoyer la bougie de la mob
    et mon copain put rentrer seul sur son fier destrier.

    En rédigeant l'article j'ai googlé pour trouver,
    mais je n'y croyais pas vraiment,
    des documents sur cet événement.
    Je ne dois pas être le seul à avoir pris une grande claque ce jour-là.
    Incroyable.
    Il y a un site qui est entièrement consacré au concert.
    Oui monsieur.
    http://monsterkonzert.blogspot.com
    Bon, il est entièrement en allemand.
    En même temps on ne devait être que 2 Français dans la salle.





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  • Triste anniversaire...


    C'était le lundi 14 août 1967.


    2'26"
    Les derniers instants des radios pirates offshore britanniques


    Puis ce fut le silence.































    – Ceci est un silence –









































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  • Et donc c'est la Fête de la musique !


    4'17"
    Nuestra Canción
    – Monsieur Periné –


    De la musique qui rend gai.
    Allez, tout le monde debout, on sautille !


    ♫♫♪♪♫
    Dile a la jardinera que traigo amor
    Dile a la jardinera que traigo flores
    Dile a la jardinera que traigo amor
    Con flores te llevaste mi tristeza
    Con colores
    Dibujaste la nobleza de la mano
    A tu lado creció nuestra ilusión
    A ciegas nos entregamos aunque muchos se opusieran
    Disimulamos nuestro amor
    Nos inventamos
    En cada rincón... Nuestra canción
    ♫♫♪♪♫


    J'en vois qui restent assis !
    Tout le monde se lève !
    Tout le monde sautille !


    Non il ne fait pas chaud.





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