• Perpetuum  mobile.

    Les marronniers.



     


    Pas ceux qui lâchent leurs fruits quand on passe dessous.
    Qui font faire "Aïe" si on se prend la coque
    ou bien "Aïe" si on se prend le fruit.

    Non.
    Les marronniers de la presse.
    Les reportages qui reviennent régulièrement
    à la radio, à la télé, dans les journaux.

    Essayons de les répertorier par ordre d'apparition
    entre début septembre et fin août.

    ***

    La reprise du travail après les vacances.
    La rentrée scolaire
    (les pleurs des petits).
    Le poids des cartables.

    Les vendanges.
    Les vendangeurs.
    Les foires aux vins des supermarchés.

    Le retour des bovidés dans les vallées.

    Le passage à l'heure d'hiver
    (source de dérèglements biologiques ?).
    (Ça par contre ça risque de disparaître des prochains marronniers).

    L'ouverture de la chasse.

    Les prix littéraires.

    Le prix exorbitant des lunettes.

    La hausse du prix de l'immobilier.
    Les taux d'intérêt HISTORIQUEMENT bas.
    Les défilés de haute couture.
    La crise.

    Halloween n'a plus la côte
    (ça n'empêche pas d'en parler chaque année).

    La vaccination contre la grippe.
    Les chrysanthèmes.
    Le boum des crémations.

    Le beaujolais nouveau
    (est arrivé à minuit pile, les Japonais en sont friands,
    un goût de banane, de pomme, de fruits rouges).

    Les marchés de Noël.
    Le sapin de Noël
    (son origine, son prix, le Nordmann).
    Le stress de la course aux cadeaux de Noël.
    Neigera-t-il à Noël ?

    Passer les Fêtes sans prendre un kilo.
    Comment éviter la gueule de bois.

    Que faire en cas de gueule de bois.
    Les régimes d'après les Fêtes.

    Les étrennes des concierges.

    Les prédictions des astrologues.

    Les soldes d'hiver.
    Les hommes aussi font les soldes.
    Pour éviter que les Lorrains aillent en Belgique ou au Luxembourg
    où les soldes commencent déjà le 2 janvier
    les dates des soldes d'hiver sont avancées en Lorraine.

    Il fait froid.
    Il a neigé dans le sud.
    Chaos sur les routes.
    Les naufragés de la route.
    L'absence de neige dans les stations de ski.

    La Saint-Valentin.

    La chandeleur et ses crêpes à faire sauter.

    Les défilés de haute couture
    (un des marronniers qui sert deux fois dans l'année).

    Le Nouvel an chinois.

    Les lièvres de Pâques
    (leur prix, leur origine,
    tant de kilos de chocolat par Français et par an).

    Le passage à l'heure d'été
    (source de dérèglements biologiques ?).
    (Ça par contre ça risque de disparaître des prochains marronniers).

    Le retour des bovidés dans les alpages.

    La fermeture de la chasse.

    La déclaration de revenus.
    Mais pourquoi une déclaration alors qu'il y a la retenue à la source ?
    Les retardataires de la déclaration de revenus.
    Le seul bureau de poste ouvert 24 heures sur 24.

    L'essayage des maillots de bain.
    Comment perdre 4 kilos en un mois.

    La sexualité des Français.

    Le mal de dos (mal du siècle).
    Les médecines douces.

    Le prix exorbitant des implants dentaires.

    Le muguet du 1er mai
    (plante fragile, produite à 80% en pays nantais).

    La Fête des mères.

    Le bac et ses sujets de philo.
    Les diplômes qui permettent d'obtenir un métier.

    Les couacs de Parcoursup.
    Les soldes d'été.

    Le dopage sur le Tour de France
    (sujet préféré de TF1 en juillet).
    La fin du dopage sur le Tour de France
    (sujet préféré de France 2 en juillet).

    C'est la crise.
    Les Français vont dépenser moins cet été.

    L'infidélité conjugale pendant les vacances.

    La promotion de la Légion d'Honneur du 14 juillet.

    C'est la crise.
    Premier bilan mitigé de la saison touristique
    (on est le 15 juillet...)
    Le mauvais temps fait fuir les vacanciers de Bretagne.

    Les embouteillages record sur la route des vacances.
    Les forces de l'ordre vont multiplier les contrôles routiers.
    Le grand chassé-croisé des juilletistes et des aoûtiens.

    Les augmentations du 1er août.

    C'est la crise.
    Bilan mitigé à mi-parcours de la saison touristique.

    Les producteurs français doivent vendre leurs fruits et légumes
    en dessous du prix de revient.
    Les importations espagnoles
    ne respectent pas les règles de la concurrence européenne.

    Il fait chaud en été.
    La canicule.
    Le réchauffement climatique.
    Les orages dans le sud
    ("on a tout perdu, maintenant quand il pleut on a peur").

    Les dangers du soleil
    (on ne le dira jamais assez).

    Le classement des hôpitaux,
    des universités,
    des grandes écoles,
    des villes où il fait bon vivre.

    Les dangers du téléphone portable
    (potentiellement cancérigène).
    Les dangers de l'internet.

    Bon bilan de la saison touristique malgré la crise.

    L'achat des fournitures scolaires.
    Le prix de la rentrée.

    La rentrée sociale sera chaude.

    ***

    Voilà.
    Grâce à B[LUDO]G
    vous allez économiser un an d'abonnement à la presse.

    Cet article aussi est un vrai marronnier.
    Rendez-vous l'année prochaine.





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  • Vous voulez financer la restauration du patrimoine ?


    C'est bien.
    Donc vous vous êtes peut-être laissé tenter
    par le Loto du patrimoine
    ou par la Carte à gratter du patrimoine.

    Si c'est pour devenir riche, pourquoi pas,
    mais ça fait des décennies déjà
    que vous avez l'occasion d'essayer de devenir riche à longueur d'année.

    Si c'est pour soutenir le patrimoine on peut faire plus intelligemment
    tout en sélectionnant une initiative qui vous tient à cœur
    près de chez vous.
    Au lieu de dépenser 15€ pour une Carte à gratter dont seuls 1,52€
    (marrant, ça fait juste 10F, clin d'œil au patrimoine monétaire?)
    seront versés à la Fondation du patrimoine
    (oui, à peine 10,16% de votre "don")
    ou 3€ pour le Loto du patrimoine dont seuls 25% (0,75€)
    seront versés à la Fondation du patrimoine,
    vous prenez contact avec une association
    s'occupant de sauver le patrimoine
    de votre choix.
    Vous verserez suivant votre décision
    soit 15€, soit 3€ à l'association,
    pareil que pour le jeu de hasard.
    Si vous la choisissez correctement,
    l'association vous fera parvenir un certificat de don
    que vous déclarerez aux impôts.
    Et les impôts vous rembourseront 66% de votre don,
    donc suivant le cas 10€ ou 2€.
    Votre don de 15€ ou 3€ ne vous aura coûté que 5€ ou 1€
    et les associations auront reçu, elles, la totalité de votre générosité,
    c'est à dire beaucoup plus qu'avec l'usine à gaz de la Française des jeux.

    Et vous aurez pu choisir le chef-d'œuvre abîmé que vous aimeriez voir sauvé
    tout en évitant au passage les intermédiaires qui s'enrichissent avec votre bonté.





    Bon.
    Vous faites comme vous voulez.


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  • Enfin fini le stress des vacances.




    Elles voient tout...


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  • Loto écolo.





    Plutôt que de se demander en suant sang et eau (prononcer sanguéo)
    si on allait faire le prélèvement de l'impôt à la source,
    on aurait tout simplement pu instaurer le prélèvement de l'impôt sur carte à gratter.
    Plus tu gagnes, plus tes cartes sont chères.
    Voilà une réforme que le monde entier nous aurait enviée.


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  • Il faut interdire la Marie-Rose.





    Ils étaient passés la saison dernière du dimanche 12h50 au samedi 20h
    ce qui avait provoqué l'ire de ses fidèles auditeurs.
    La tristesse a succédé à l'ire.
    "Des papous dans la tête",
    émission espiègle de France Culture
    a tiré sa révérence après 34 ans
    de facéties oulipiennes, de jeux d'esprit jubilatoires,
    de joutes littéraires et autres calembours savants.

     C'est la productrice et créatrice de l’émission,
    Françoise Treussard,
    qui a pris la décision en plein été.
    Françoise Treussard avait lancé l'aventure des "Papous dans la tête"
    avec son compagnon Bertrand Jérôme
    et animait seule l’émission depuis septembre 2004.
    Elle a tiré sa révérence et celle de l’émission :
    "Le manque de reconnaissance et de bienveillance de Sandrine Treiner
    (NdB[]G: directrice de France Culture)
    m’a acculée à faire ce choix difficile.
    Nous avons du chagrin
    mais Les Papous ne sont pas une petite entreprise
    que l’on reprend comme ça en claquant des doigts!
    On se reverra peut-être pour un dernier tour de manège".
    Pas d’émission d’adieu programmée sur France Culture.
    Sandrine Treiner promet que les Papous reviendront
    au plus tôt en novembre et au plus tard en janvier prochain.
    "Une aventure littéraire servie sous une autre forme, un autre nom,
    mais avec une partie de l’équipe et des nouvelles têtes".
    Donc elle ne sait pas ce qu'elle va faire.
    Il aurait été plus simple de garder l'émission plutôt que de la réinventer.
    La copie ne sera jamais aussi bonne que l'original.
    Et s'éteindra très vite.

    L'émission avait pris la suite de
    "Allegro... ma non troppo",
    "Mi-fugue, mi-raisin",
    "Le cri du homard",
    "Les décraqués",
    émissions diffusées à des horaires souvent pas possibles
    soit le samedi soir de 22h à minuit,
    soit le samedi à 18h,
    soit le dimanche coupée en 2 parties de 12h à 12H30 et de 18h30 à 19h,
    soit quotidiennement de 13h30 à 13h40,
    soit le dimanche de 12h50 à 14h,
    soit pour la dernière saison le samedi de 20h à 21h,
    horaire mortel.
    Je n'en ai pas retrouvé trace,
    mais il me semblait qu'au début des années 70
    un ancêtre de l'émission s'était appelé un certain temps
    "La fugue du samedi".
    Je l'écoutais au lit sur un transistor équipé d'un tout petit écouteur pour ne pas déranger.

    Beaucoup de personnes étaient venues participer à ces émissions
    en y apportant le plus souvent des textes inédits.
    Des participants suivant leur disponibilité ou leur non-décès.

    Participants.
    Éric Aeschimann, journaliste et écrivain
        Vassilis Alexakis, écrivain
        Eva Almassy, écrivain
        Jean-Christophe Averty, producteur radio-télévision
        Christiane Baroche
        Jacques Bens, écrivain, membre de l'Oulipo
        Jacques A. Bertrand, écrivain
        Patrick Besnier, professeur de littérature
        Christine Bravo, écrivain, animatrice
        Claire Bretécher, dessinatrice de presse
        Véronique Brindeau
        Emmanuel Brouillard, agent du trésor et écrivain
        François Caradec, écrivain, membre de l'Oulipo
        Jehanne Carillon, metteuse en scène
        Patrice Caumon, peintre
        Éric Cénat
        Jérôme Clément, écrivain, ancien président d'Arte
        Odile Conseil, journaliste
        Henri Cueco, peintre et écrivain
        Hélène Delavault, chanteuse lyrique
        Patrice Delbourg, écrivain, journaliste
        Sophie Divry, écrivain
        Roland Dubillard, auteur de théâtre
        Pascal Fioretto, écrivain, journaliste
        Paul Fournel, écrivain, membre de l'Oulipo
        Lucas Fournier, essayiste
        Gébé, dessinateur
        Gabrielle Godart
        Sylvain Goudemare, libraire d'ancien et écrivain
        Pierre Gripari, écrivain
        Éric Holder, écrivain
        Christine Jacquet, écrivain
        Serge Joncour, écrivain
        Jacques Jouet, écrivain, membre de l'Oulipo
        Nelly Kaplan, cinéaste, écrivain
        Guy Konopnicki, écrivain, journaliste
        Gilbert Lascault, écrivain, professeur d'esthétique
        Hervé Le Tellier, écrivain, linguiste, membre de l'Oulipo
        Lorraine Lévy, cinéaste
        David Mc Neil, chanteur auteur compositeur, écrivain
        Clémentine Mélois, artiste plasticienne et photographe, membre de l'Oulipo
        Patrice Minet, comédien
        Ian Monk, écrivain, poète et traducteur, membre de l'Oulipo
        Gérard Mordillat, cinéaste, écrivain
        Ricardo Mosner, artiste peintre, sculpteur
        Dominique Muller, écrivain
        Frédéric Pagès, journaliste
        Claude Piéplu, comédien
        Patrice Pluyette, écrivain
        Jean-Bernard Pouy, écrivain
        Frédéric Rauser
        Violaine Schwartz, comédienne et chanteuse
        Roland Topor, dessinateur
        Sandrine Treiner (Oui, ELLE!)
        Jacques Vallet, écrivain
        Christian Zeimert, artiste peintre

    On pouvait y écouter toutes sortes de jeux littéraires,
    et même y participer sur la page Facebook.

    Jeux.
    10 mots pour une histoire
        Nouvelles Amours ou les amours d'Annette
        Les anniversaires occultés
        Aphorismes et périls
        Le jeu des apparences
        L'autruche à l'eau
        Les bouts rimés ou Rimes de hasard pour poèmes à notre façon
        Brève histoire des choses
        La chasse aux inédits
        Le clavecin bien trempé, ou Jeu des homophonies approximatives
        Constats et résolutions pour la nouvelle année
        L'art du contrepet honnête ou Un petit mot sur la porte
        Le courrier des lecteurs
        Les Cueco de la littérature ou L'art du pastiche
        Culture parc
        Diagnostic littéraire à l'aveugle
        Le dico poétique des œuvres
        Le dictionnaire des Papous
        La dissertation du dimanche
        Droit de réponse (un héros de fiction — souvent mécontent — répond à son auteur)
        Drôles d'épistoliers
        État de chose
        Exercices de style
        Experts contre faussaires
        Fables avec moralité ou Les nouveaux fabulistes
        Les funambules de la ritournelle
        Les gens c'est rien que des sales types
        Les grands airs des aires de repos
        Instant chronique
        L'inventaire de (nom d'un participant)
        Inventaire pour mémoire...
        Kyrielle
        La leçon de peinture
        La lettre et son brouillon
        Lettres en chanson et répliques de cinéma
        Lettres inattendues
        Lettres de vacances
        Lip et lip et lipogramme
        L.S.D : Léger Strabisme Divergent ou Un regard tordu sur la peinture
        Manipulations littéraires
        Même les paranoïaques ont des ennemis ( :-) )
    ou Les bonnes ou mauvaises raisons de se méfier
        Les folies mnémotechniques
        Splendeur et misère des modes d'emploi
        Moi aussi j'ai fait du sport
        Morceau de choix pour collectionneurs
        Des mots nouveaux pour le dire
        Mots de saison pour histoires à notre façon
        Les mystères du téléphone
        Les nouvelles bios pour un dico
        À vos pamphlets!
        Quand un Papou lit un autre Papou
        Papouétiquement vôtre
        Parlons-nous de la même chose?
        Parodia
        Les périphraseurs
    ou Les gonfleurs de texte
    ou Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué
        Petites formes avec abus de contraintes
        Phrases élastiques pour histoire brève
        Les plagiaires réunis
        Promenade au bout de la langue
        Une page de publipapoucité
        Qu'est-ce que tu as encore inventé, Léonard?
        Quelques jours ailleurs...
        À quoi tu penses ?
        Les bonnes résolutions
        Les classes de rhétorique ou Vous avez la parole
        Le petit rimailleur illustré
        Roman inachevé
        Roman interactif
        Votre scénario m'intéresse
        Vos scènes préférées au cinéma
        Du côté de chez signe...
        Striptease littéraire
        Les suites allitératives
        Le jeu des suppositions ou Supposes que tu t'appelles...
        Témoignages croisés
        La textée
        Le tourisme minimal
        Tout ce que vous ne voudriez surtout pas être ou faire dans la vie

    En tenant compte de l'avant Papous j'en ai quand même bien profité pendant 43 ans.
    Je vais maintenant en profiter
    pour réécouter mes vieux enregistrements d'avant les podcasts.
    Je savais qu'un jour ils me serviraient.

    Pour ceux qui sont nés avec les podcasts
    des anciennes émissions sont disponibles ici:
    https://www.franceculture.fr/emissions/des-papous-dans-la-tete
    Ou ici, des liens directs pour l'écoute ou le téléchargement:
    http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_13364.xml
    Les émissions sont disponibles pendant un an après leur diffusion.
    Si la page n'est pas supprimée pour cause de suppression de l'émission.


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